48h chrono
Je suis installé devant mon ordinateur. La fenêtre devant moi donne sur la Méditerranée. Vue sur Beyrouth, au loin, un peu sur la gauche. Le seul hic, c’est le temps : un orage de chez orage. Tonnerre bien comme il faut. Mais bon, avec 20° dehors, ça sent plutôt l’orage d’été. Comme si la grisaille libanaise n’avait pas les effets déprimants de son homologue parisienne. Et puis sinon, je serai en train de me baigner et de dorer au soleil. Pas trop en même temps, on croirait que je suis venu là en vacances.
Reprenons donc. Petit tour à Beyrouth hier. Retour dans la soirée dans mon logement provisoire, chez Hani. Ce matin, Serj vient me chercher. C’est le frère de Sylvain, un ami libanais de Paris. Sa famille vit à Tabarja, sur la côte au Nord de Beyrouth, non loin de chez Hani. Contacté hier soir, il est devant chez moi à 10 heures précises ce matin. Je sors à peine de la douche. Niveau timing, c’est pas encore ça : je n’ai pas encore de numéro de téléphone. Pas de numéro de téléphone, c’est-à-dire pas de puce pour mon portable. Donc je ne peux pas l’allumer et donc je n’ai pas l’heure.
Serj est venu me prendre. Comme je loge seul, il me propose d’aller loger chez lui et ses parents. J’empaquette tout et on est parti. Déjeuner chez lui. Il me dit qu’on mange bien et en abondance au Liban. Il me suggère donc un passage sur la balance pour voir le résultat dans six mois. Il pronostique +6kg (un kg par mois) ; sa mère est plus optimiste : +10kg au moins. Peu importe +combien, du moment que c’est +, ce sera toujours ça de pris ! Au menu à midi : taboulé (avec moins de semoule mais du persil haché à la place), petits feuilletés de fromage chaud, escalopes panées, pommes de terre cuites au four, … Un délice. Je suis complètement fan.
Avant le déjeuner, on a beaucoup parlé de la France. Enfin, de Paris devrais-je dire ! Je sais. Pour un Parisien, la France ou Paris, c’est kifkif. Mais depuis mon passage à Lyon, je fais maintenant le distinguo. Serj va faire son Master l’an prochain à l’ESSEC. Il me pose plein de questions, très curieux et impatient de connaître. Mais c’est donnant-donnant : il me parle du Liban, je lui parle de Paris et de la France. J’espère que ce sera pareil pour les langues et qu’en partant j’aurai le même niveau en Arabe que le sien en Français ! I have a dream, comme dirait l’autre…
Au programme ? Ce soir, on sort. Il va me présenter des amis. Demain, je passe la journée avec Dounia et sa famille. Je vais faire la connaissance de ses enfants et de ses parents. Lundi, j’irai à Beyrouth avec Serj pour y trouver un logement. Que ce soit chez Dounia ou chez Serj, c’est à l’extérieur de Beyrouth. Il me faut au moins une heure pour rejoindre la capitale en bus. C’est pas très pratique. J’ai donc convenu avec Caritas et le Centre des Migrants que je commencerai mon stage quand j’aurai trouvé un logement. Avec les tuyaux des deux autres stagiaires Johan et Eryc et l’aide de Serj, je pense trouver rapidement et à bon marché. Johan et Eryc aussi m’ont proposé de venir loger chez eux pour me rapprocher.
Les premières impressions après ces 48 heures : très bonnes. J’ai l’impression d’être chez moi dans cet environnement qui m’est pourtant totalement inconnu. Sans aucun doute ça aide énormément de rencontrer des personnes proches de celles que je connais en France (je pense à Hani et Sylvain) et de se faire recevoir comme il le font. En toute simplicité mais avec beaucoup d’attention et de chaleur. C’eût été bien différent si j’avais débarqué au milieu de nulle part.
Bon allez, je vous laisse. Le temps s’éclaircit. Je reviens le plus vite possible… avec des photos, promis Romain !
Reprenons donc. Petit tour à Beyrouth hier. Retour dans la soirée dans mon logement provisoire, chez Hani. Ce matin, Serj vient me chercher. C’est le frère de Sylvain, un ami libanais de Paris. Sa famille vit à Tabarja, sur la côte au Nord de Beyrouth, non loin de chez Hani. Contacté hier soir, il est devant chez moi à 10 heures précises ce matin. Je sors à peine de la douche. Niveau timing, c’est pas encore ça : je n’ai pas encore de numéro de téléphone. Pas de numéro de téléphone, c’est-à-dire pas de puce pour mon portable. Donc je ne peux pas l’allumer et donc je n’ai pas l’heure.
Serj est venu me prendre. Comme je loge seul, il me propose d’aller loger chez lui et ses parents. J’empaquette tout et on est parti. Déjeuner chez lui. Il me dit qu’on mange bien et en abondance au Liban. Il me suggère donc un passage sur la balance pour voir le résultat dans six mois. Il pronostique +6kg (un kg par mois) ; sa mère est plus optimiste : +10kg au moins. Peu importe +combien, du moment que c’est +, ce sera toujours ça de pris ! Au menu à midi : taboulé (avec moins de semoule mais du persil haché à la place), petits feuilletés de fromage chaud, escalopes panées, pommes de terre cuites au four, … Un délice. Je suis complètement fan.
Avant le déjeuner, on a beaucoup parlé de la France. Enfin, de Paris devrais-je dire ! Je sais. Pour un Parisien, la France ou Paris, c’est kifkif. Mais depuis mon passage à Lyon, je fais maintenant le distinguo. Serj va faire son Master l’an prochain à l’ESSEC. Il me pose plein de questions, très curieux et impatient de connaître. Mais c’est donnant-donnant : il me parle du Liban, je lui parle de Paris et de la France. J’espère que ce sera pareil pour les langues et qu’en partant j’aurai le même niveau en Arabe que le sien en Français ! I have a dream, comme dirait l’autre…
Au programme ? Ce soir, on sort. Il va me présenter des amis. Demain, je passe la journée avec Dounia et sa famille. Je vais faire la connaissance de ses enfants et de ses parents. Lundi, j’irai à Beyrouth avec Serj pour y trouver un logement. Que ce soit chez Dounia ou chez Serj, c’est à l’extérieur de Beyrouth. Il me faut au moins une heure pour rejoindre la capitale en bus. C’est pas très pratique. J’ai donc convenu avec Caritas et le Centre des Migrants que je commencerai mon stage quand j’aurai trouvé un logement. Avec les tuyaux des deux autres stagiaires Johan et Eryc et l’aide de Serj, je pense trouver rapidement et à bon marché. Johan et Eryc aussi m’ont proposé de venir loger chez eux pour me rapprocher.
Les premières impressions après ces 48 heures : très bonnes. J’ai l’impression d’être chez moi dans cet environnement qui m’est pourtant totalement inconnu. Sans aucun doute ça aide énormément de rencontrer des personnes proches de celles que je connais en France (je pense à Hani et Sylvain) et de se faire recevoir comme il le font. En toute simplicité mais avec beaucoup d’attention et de chaleur. C’eût été bien différent si j’avais débarqué au milieu de nulle part.
Bon allez, je vous laisse. Le temps s’éclaircit. Je reviens le plus vite possible… avec des photos, promis Romain !

5 Comments:
Dis mon Nico, c est tous les gens qui sont en stage au bout du monde qui prennent un kilo par mois ou c est un privilége libanais??? Non, parce qu on pas tous ta sveltattitude!!!
Amuse toi, prends des photos et sois heureux! Oceane
miammmmmmm la bouffe libanaise !!!! Et les orages libanais font rêver aussi. Ton aventure a l'air de démarrer sous les meilleurs auspices, mais comme Romain, j'attends les photos !
Salut Nico,
il faisait trop chaud en Roumanie, mais c'était génial!
Autrement tu as ou tu vas croiser un Thomas du pg Emergency qui travaille à Caritas Roumanie et qui arrive au Liban aujourd'hui!
Bon courage pour tout,
Edr
Salut Nico
après vérifications, je peux régiger un petit commentaire... Je voulais donc te remercier de ns permettre de suivre ton stage au Liban avec toi par le biais de ce blog, et aussi remercier Julie qui t'a soufflé l'idée...
à la lecture de tes premières impressions, je suis, comme nombreux le sont aussi apparemment, passionnée! Gspr pouvoir y accéder régulièrement pour suivre l'évolution, et ainsi ne pas être perdue lorsque tu feras (sûrement?!) une soirée photo (pour Romain cette fois!)!
je t'embrasse bien fort, et aimerais te dire à mon tour que je suis une admiratrice, pas très secrète, car je suis ta cousine!
Mémette
Very pretty site! Keep working. thnx!
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