De retour à Paris
Comme je l’avais annoncé en début de semaine, ce retour s’annonçait précipité. Appelé mardi soir par l’ambassade, je partais le lendemain matin. Je n’ai pas eu le temps de revoir tout le monde, j’ai tout juste pu contacter les uns ou les autres. De manière générale, je n’aime pas trop les au-revoirs, encore moins dans ce genre de situation. J’avais donc juste le temps de bourrer mon sac-à-dos de ce que je voulais vraiment ramené.
Mercredi, 10 heures. Je suis au lieu de rendez-vous. On est tout de suite, et jusqu’à l’arrivée, pris en charge. D’abord par le personnel de l’Ambassade. Après avoir passé les deux ou trois formalités d’usage pour vérifier les documents de voyage, les bagages, l’inscription sur les listes, on est directement acheminé au port où nous attendent deux bateaux : le Mistral sur lequel je monterai et son petit frère le Siroco. Là encore, comme l’embarquement est assez rapide. Je quitte le sol libanais un peu avant midi. L’attente du départ sera longue puisque ce ne sera qu’à 17 heures que nous quitterons le port de Beyrouth. En effet, l’Ambassade avait étalé les rendez-vous sur toute la journée pour éviter les longues files d’attente, les crises de nerfs et autres.
Je suis, avec quelques autres, installé dans une des salles de détente du bord. Ce sera beaucoup agréable que le grand hangar où sont alignés plus de 500 lits de camp. Dans mon quartier, on a l’air conditionné, de ordinateurs de jeu, des babyfoots, des cafetières. Tout au long du voyage, je serai impressionné par les moyens mis à notre disposition pour que ce trajet qui, pour beaucoup, est synonyme de déchirement, se passe le mieux possible. L’ambiance à bord est très calme. Les membres d’équipage de la Marine tout comme les militaires sont aux petits soins pour nous, s’occupent des enfants, nous servirons les trois repas que nous passerons à bord (déj’, dîner et p’tit déj’).
Arrivé au large de Larnaca vers 8 heures le lendemain matin, on débarquera au goutte à goutte grâce à des barges faisant la navette entre le bateau et le port. Je passerai quelque trois heures là-bas avant d’être acheminé vers un complexe sportif, comme tous ceux qui sont affecté sur le troisième et dernier vol de la journée. Décollage à 20h30. Pas de retard. C’est là que je réalise vraiment que je rentre, c’est surtout lié au fait qu’à partir du moment où on est arrivé à l’aéroport, on revenait à des modes de transport classique. On croise des touristes, on n’est plus entouré que par des militaires ou du personnel du Ministère des Affaires étrangères. Arrivés à Roissy vers minuit et demi, on est accueilli par quelque 200 volontaires de la Croix-Rouge, du Secours catholique ou de la Protection civile. On a tous droit à un entretien individuel pour savoir si on tient le coup, si on a besoin d’hébergement, de correspondance pour d’autres villes que Paris, etc. Puis, je récupère mon sac et retrouve Augustin un peu avant 1 heure, 2 heures heure libanaise. 40 heures de voyage mais tout en tranquillité, en douceur, en organisation, en encadrement.
Après, c’est à moi d’atterrir. De réaliser que c’est fini. D’en parler au passé et d’écrire un nouveau présent. De revoir les photos, de repenser aux meilleurs ou moins bons moments sans avoir trop la larme à l’œil. D’arrêter de sursauter au moindre bruit ou craindre à chaque passage d’un avion. De reprendre contact. De …
De vous remercier pour votre présence régulière ou ponctuelle, secrète ou déclarée, commentée ou mailée. Que ce soit pendant ces quelques semaines de conflit ou tout au long de mon séjour, j’ai aimé cette interaction, cet échange avec vous. C’était aussi important pour moi de partager ces moments, vous présenter un pays que j’ai aimé, des sujets qui me passionnent, des moments heureux ou difficiles. Il me faudra encore un petit moment pour vraiment réaliser ce qui m’est arrivé et apprécier les fruits de cette expérience formidable.
Voilà. Encore une fois, j’aurai pu écrire plus, raconter chaque détail, disserter encore sur un sujet ou un autre. Mais l’objectif de ce message est triple : vous dire que c’était le dernier, que je suis rentré et vous dire Merci. Maintenant, à nous d’être inventif pour trouver un autre moyen de communiquer. J’ai déjà une piste : mon portable est dans ma poche...
Mercredi, 10 heures. Je suis au lieu de rendez-vous. On est tout de suite, et jusqu’à l’arrivée, pris en charge. D’abord par le personnel de l’Ambassade. Après avoir passé les deux ou trois formalités d’usage pour vérifier les documents de voyage, les bagages, l’inscription sur les listes, on est directement acheminé au port où nous attendent deux bateaux : le Mistral sur lequel je monterai et son petit frère le Siroco. Là encore, comme l’embarquement est assez rapide. Je quitte le sol libanais un peu avant midi. L’attente du départ sera longue puisque ce ne sera qu’à 17 heures que nous quitterons le port de Beyrouth. En effet, l’Ambassade avait étalé les rendez-vous sur toute la journée pour éviter les longues files d’attente, les crises de nerfs et autres.
Je suis, avec quelques autres, installé dans une des salles de détente du bord. Ce sera beaucoup agréable que le grand hangar où sont alignés plus de 500 lits de camp. Dans mon quartier, on a l’air conditionné, de ordinateurs de jeu, des babyfoots, des cafetières. Tout au long du voyage, je serai impressionné par les moyens mis à notre disposition pour que ce trajet qui, pour beaucoup, est synonyme de déchirement, se passe le mieux possible. L’ambiance à bord est très calme. Les membres d’équipage de la Marine tout comme les militaires sont aux petits soins pour nous, s’occupent des enfants, nous servirons les trois repas que nous passerons à bord (déj’, dîner et p’tit déj’).
Arrivé au large de Larnaca vers 8 heures le lendemain matin, on débarquera au goutte à goutte grâce à des barges faisant la navette entre le bateau et le port. Je passerai quelque trois heures là-bas avant d’être acheminé vers un complexe sportif, comme tous ceux qui sont affecté sur le troisième et dernier vol de la journée. Décollage à 20h30. Pas de retard. C’est là que je réalise vraiment que je rentre, c’est surtout lié au fait qu’à partir du moment où on est arrivé à l’aéroport, on revenait à des modes de transport classique. On croise des touristes, on n’est plus entouré que par des militaires ou du personnel du Ministère des Affaires étrangères. Arrivés à Roissy vers minuit et demi, on est accueilli par quelque 200 volontaires de la Croix-Rouge, du Secours catholique ou de la Protection civile. On a tous droit à un entretien individuel pour savoir si on tient le coup, si on a besoin d’hébergement, de correspondance pour d’autres villes que Paris, etc. Puis, je récupère mon sac et retrouve Augustin un peu avant 1 heure, 2 heures heure libanaise. 40 heures de voyage mais tout en tranquillité, en douceur, en organisation, en encadrement.
Après, c’est à moi d’atterrir. De réaliser que c’est fini. D’en parler au passé et d’écrire un nouveau présent. De revoir les photos, de repenser aux meilleurs ou moins bons moments sans avoir trop la larme à l’œil. D’arrêter de sursauter au moindre bruit ou craindre à chaque passage d’un avion. De reprendre contact. De …
De vous remercier pour votre présence régulière ou ponctuelle, secrète ou déclarée, commentée ou mailée. Que ce soit pendant ces quelques semaines de conflit ou tout au long de mon séjour, j’ai aimé cette interaction, cet échange avec vous. C’était aussi important pour moi de partager ces moments, vous présenter un pays que j’ai aimé, des sujets qui me passionnent, des moments heureux ou difficiles. Il me faudra encore un petit moment pour vraiment réaliser ce qui m’est arrivé et apprécier les fruits de cette expérience formidable.
Voilà. Encore une fois, j’aurai pu écrire plus, raconter chaque détail, disserter encore sur un sujet ou un autre. Mais l’objectif de ce message est triple : vous dire que c’était le dernier, que je suis rentré et vous dire Merci. Maintenant, à nous d’être inventif pour trouver un autre moyen de communiquer. J’ai déjà une piste : mon portable est dans ma poche...
