18 avril 2006

Noël en France, Pâques au Liban

Me revoilà ! Week-end pascal oblige, j’ai passé plus de temps devant une assiette que devant un clavier. Mais j’ai survécu à cet assaut culinaire. France mise à part, je crois que le Liban est le pays où la nourriture fait le plus partie de l’identité nationale. Je n’ai pas à m’en plaindre parce que c’est très bon. Spécialité de Pâques : les maamouls. C’est délicieux. Petite photo pour un avant-goût.

Ce sont donc de petits sablés, souvent fourrés, soit à la noix pilée soit à la confiture de datte. C’est évidemment succulent. J’oserai dire que c’est riche mais je ne fais pas partie de ceux qui y font attention (on verra dans six mois !). Pour le moment, je déguste et regrette simplement que ce ne soit pas Pâques tous les jours.
Pour ce qui est d’autres spécialités culinaires locales, je vous ai déjà cité le taboulé. J’ajoute à cette liste la manouché. C’est une sorte de pâte à pizza plus ou moins fine, repliée généralement en deux, à l’intérieur de laquelle vous trouvez une garniture. Ce peut être du thym, ou alors du fromage avec du jambon, ou encore …
Le coup de cœur du jour. C’est tout simple mais j’adore. C’est une tartine au labneh et au concombre. Le pain libanais est super fin. Encore une petite photo.

Et donc, comme il est très malléable, on met dedans du labneh (à mi-chemin entre la crème fraîche et le yaourt), des concombres coupés en morceaux, des olives, du thym encore, du sel et de l’huile d’olive. Et puis on roule le tout. C’est frais, c’est bon, c’est goûtu, et ça tient dans la main !!
Enfin, je termine avec le hommos (prononcez les ‘o’ légèrement comme des ‘ou’ et non pas…). Ca, c’est donc une crème de pois chiches pilés. Généralement, on prend un morceau de pain, un bout de viande enroulé à l’intérieur et on trempe le tout dedans, comme on ferait avec un doigt dans un pot de Nutella.

Je termine ici avec une petite tradition pascale. On fait des œufs durs et on les peints. Ensuite, on fait une bataille. Mais pas comme dans des manifs en France. C’est plus subtil. On prend un œuf dans son poing et ne laissant que le haut dépasser. L’autre personne prend son œuf et avec, il cogne le bout qui dépasse chez son adversaire. Il n’y a qu’un œuf qui se fêle sur les deux. Celui qui conserve le sien intact a gagné. Puis les adversaires échangent leur rôle.

Voilà pour un joli repas, que l’on termine avec un café turc. Et là, c’est le bonheur. Un goût prononcé, une saveur sans égal. Avec un Biskrem, je me revois au Kosovo. J’y pense, pour mes amis des Balkans, j’ai aussi redécouvert les 7 Days et les Bake Rolls ! Bon, n’allez pas croire que je ne pense qu’à la bouffe. Il m’arrive de penser à autre chose…

3 Comments:

At 18 avril, 2006 18:58, Anonymous Anonyme said...

Dis-donc le jeu traditionnel des oeufs est le même que chez les serbes, les macédoniens...! Dis-donc cela ne doit pas trop te dépayser!

Je suis toujours jalouse pour les biskrems, moins pour les 7 days...

Profites-en bien,
Elise

 
At 18 avril, 2006 19:02, Anonymous Anonyme said...

Dis-donc le jeu traditionnel des oeufs est le même que chez les serbes, les macédoniens...!
Cela n'a pas l'air drôle, mais ça l'est!

Je suis toujours jalouse pour les biskrems, moins pour les 7 days...

T'as l'air de beaucoup manger... et de bons mets...

 
At 21 juillet, 2006 03:28, Anonymous Anonyme said...

Very pretty site! Keep working. thnx!
»

 

Enregistrer un commentaire

<< Home