Balade à Baalbek
Pourquoi Baalbek ? Parce que c’est beau, beaucoup ne connaissaient pas et surtout c’était pour fêter l’anniversaire de Fadi. Si vous revenez en arrière, il était de notre virée au ski. Donc on part en gros à 25, dans un minibus. Je ne vais pas citer tout le monde, ça ferait trop et je n’en connaissais pas la moitié. Mais de la bande habituelle, il y avait bien sûr Élie, Serj, Alain, myself, Camille, l’heureux fêté Fadi, un certain Georges et Dany (de bas en haut et de gauche à droite). Désolé pour les fans, Rita prenant la photo, on la retrouvera plus bas.
On visite Baalbek d’abord. C’est une ville qui renferme des vestiges gréco-romains du 1er siècle après JC. J’ai toujours adoré ; ça me rappelle la région d’Éphèse en Turquie, ou bien Volubilis au Maroc ou encore la Croatie. Je profite d’avoir mon nouvel appareil photo numérique pour mitrailler. On y trouve les restes des Temples de Jupiter, Bakhos et Vénus. L’endroit est magnifique. Un régal pour les yeux.
Pendant ce temps, les autres prennent la pose au milieu des ruines, qui en César, qui en amoureux, qui en Apollon sur son piédestal, qui en guignol, … Ce sont des dingues du numérique. Tout est permis.
L’ambiance dans le bus est plus que joyeuse. Percussions et chants, tout le monde frappe dans ses mains. Ça rigole bien. Je ne comprends pas tout mais je sens bien que tout le monde est content. On prolonge ça au resto dans l’après-midi. Déjeuner typique libanais avec pleins de petits plats que tout le monde partage, c’est la Mezzeh : hommos, labneh, pain, taouk (blanc de poulet), taboulé, fatouch (autre salade), kafta (boudin de viande hâchée)… Ça arrive de partout ; je commence à saisir pourquoi ils mangent tous si vite. L’Arak (c’est un peu comme notre Pastis) coule à flot. Dany fait un véritable show, fou rire général. Ambiance garantie.
Encore une fois, ceux que je ne connaissais pas me demandent comme partout : « Alors, tu as aimé le Liban ? ». En arabe, comme en anglais, le passé composé s’utilise pour parler d’une situation qui a commencé dans le passé et qui se prolonge. Et moi, comme d’habitude, de répondre que jusqu’ici tout va plus que bien. Et encore à la question posée très souvent de savoir si tout va bien, je réponds oui. Mais on se demande pourquoi je suis plus réservé que les autres. Et j’ai du mal à expliquer que c’est peut-être culturel, qu’on est moins expansif, nous, Parisiens, que je ne peux pas éclater de rire à chaque blague quand elles sont dans la langue d’Amine Malouf. Mais que je savoure chaque instant, sans besoin d’avoir un fou rire ou de danser à l’orientale.
Finalement, retour en fin d’après-midi. Tout le monde dort dans le bus. C’est vraiment épuisant d’être Libanais !

4 Comments:
Salut Nico,
En tout cas, ça a l'air plus amusant que le Balbec de Proust !
Je t'embrasse, contente de lire que "everything's fine" and "I like it very much" (ce qui est quand même mieux que le "It's... interesting..." des Balkans occidentaux !).
rassure les sur ton bonheur d etre la et fais leur une ptite danse, comme au barberousse, t es capable meme sans les brulés inhibiteurs!!!
Bises oce
c est desinhibiteurs que jvoulais dire mais t avais compris!
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